Loire Estuaire - Cellule de mesure et bilan

Qualité des biocénoses benthiques - avril 2002

Objectifs de la campagne

La structure spatiale du peuplement benthique et sa biodiversité n’ont fait l’objet d’aucune investigation sur l’ensemble de l’estuaire depuis les études menées par Elie et Marchand en 1983. Ainsi, le but de cette étude était d’actualiser l’état des connaissances sur la faune et la flore qui peuplent les fonds de l’estuaire. Au moyen de mesures in situ, il s’agissait de dresser une carte de la biodiversité actuelle des fonds.
La campagne a également pour objectif de mettre au point une méthode de suivi du peuplement benthique de l'estuaire.

Méthode

Les missions de terrain ont été réalisées au mois d’avril 2002. Le plan d’échantillonnage, comprenant 28 stations situées entre Nantes et le pont de Saint-Nazaire, est divisé en trois tronçons :

benthos

Résultats

Résultats

Les résultats ont confirmé d'une part des caractéristiques propres aux estuaires :

  1. une très grande variabilité spatiale de tous les paramètres physico-chimiques et biologiques mesurés dans le sédiment qui constitue un facteur important dans la composition du peuplement benthique ;
  2. un peuplement benthique relativement pauvre par rapport à des milieux littoraux par exemple, que ce soit en terme de nombre d’espèces (30 au total), de densité (810 ind./m² en moyenne) ou de biomasse (7,2 g/m² en moyenne).

La section de transition est sans conteste la plus riche de l’estuaire du point de vue faunistique et la plus productive.

Dans la section endiguée, l’influence continentale et les courants sont importants, mais ces conditions environnementales sans doute relativement stables dans le temps, ce qui permet le maintien d’organismes d’eau douce euryhalins et très résistants.

La section intermédiaire est quant à elle la plus pauvre d’un point de vue faunistique. On y trouve un mélange d’espèces présentes dans la section endiguée et dans la section de transition, mais dans des densités extrêmement faibles, voire parfois nulles, signe de l’existence de contraintes physiques encore plus fortes dans cette zone que dans les deux autres.