
La dynamique sédimentaire de l’estuaire passe par des échanges
entre les différentes formes de vases présentes : sédimentation
de la matière en suspension, reprise des dépôts par érosion…
La campagne porte sur les phénomènes de sédimentation
et plus spécifiquement sur l’identification de la vitesse de chute
des sédiments. Il s’agit de mesures in-situ par la technique du « tube
d'Owens ».
La méthode retenue consiste à réaliser des prélèvements d’eau à différentes profondeurs et différents moments de la marée, à l’aide d’un tube qui permet d’isoler un volume d’eau sans turbulence susceptible de fragmenter les flocs.
Le tube est ensuite remonté et des mesures de concentration successives des volumes situés dans le bas du tube permettent ensuite de calculer les vitesses de chute.
Les mesures ont été réalisées à partir
d'installation à terre, en trois points de l'estuaire situés
dans la zone du bouchon vaseux, en décembre 2000.
Les vitesses de sédimentation estimées par la méthode varient de 0,05 mm/s à 1,9 mm/s, conformes aux valeurs reportées dans la littérature ainsi qu’aux aux observations réalisées dans d’autres estuaires.
