LES DOSSIERS
LES OUVRAGES LIES A LA NAVIGATION
APPROCHE DE LA
BIODIVERSITE (pdf)
UNE ANNEE HYDROLOGIQUE
ATYPIQUE (pdf)
LES BASSINS VERSANTS
LES POINTS DE MESURE

|
 |
De nombreux organismes disposent de réseaux de mesures
(AELB, AURAN, DDASS, DIREN-SEMA, EDF, IFREMER, PANSN, SMN, SBLB…), à
chaque fois appropriés tant par le nombre de points que par la nature
des paramètres recherchés, à leurs propres thèmes et objectifs.
Sur cette carte, seuls les points situés dans le périmètre de la
CMB sont figurés, à partir des informations fournies par les opérateurs
des réseaux. D'autres réseaux de mesures existent cependant, et compléteront
à terme ce premier inventaire.
De même, dégagé des objectifs initiaux des réseaux, n'est retenu ici
que l’objectif de suivi à long terme de l’état des eaux naturelles,
autour de 3 grands types de mesures : hauteur d’eau, physico-chimiques,
organismes pathogènes.
Les mesures de hauteur d’eau
Elles permettent de connaître les conditions hydrologiques
(marée, crue ou étiage). Les stations, souvent en place depuis longtemps,
disposent maintenant d’enregistreurs en continu. On compte 20 points
sur la Loire (15 entre les Ponts-de-Cé et Nantes, et 5 en aval de Nantes),
7 sur les affluents et 2 sur le littoral. Le débit des cours d’eau est
connu par jaugeage, pour la Loire aux stations références des Ponts-de-Cé
et de Montjean-sur-Loire.
Les mesures physico-chimiques
Elles ont pour objet d’évaluer la capacité de l’eau
à assurer ses fonctions naturelles. Il existe 86 points : 21 sur la
Loire dont 4 en continu, 27 sur les affluents où généralement la sta-tion
la plus aval a été prise en compte et 38 sur le littoral (plages, eaux
conchylicoles, eaux du large et ports). Ces mesures portent sur de très
nombreux paramètres, variant entre 4 et plus de 50. Les paramètres généraux,
les paramètres de l’oxygène et les nutriments sont les plus fréquents,
deman-dant une grande surveillance car variant rapidement. Les éléments
toxiques sont mesurés en 4 points dans l’eau et 2 points dans la chair
des anguilles de la Loire ; sur le littoral, ils sont mesurés dans la
chair des coquillages en 8 points. Pour 82 des 86 points, les mesures
sont faites à fréquence variable, entre 4 et 18 fois par an. Sur le
cours de la Loire, la fré-quence mensuelle est la plus courante. Sur
les affluents, elle est généralement trimestrielle. Les 4 stations en
continu présentent l’avantage d’un suivi horaire pour 4 paramètres :
température, pH, conductivité et oxygène dissous.
Les mesures de micro-organismes pathogènes
Elles sont liées à la santé publique et limitées à
quelques souches : les bactéries Escherichia coli ou l’ensemble
des Coliformes fécaux, ainsi que les Streptocoques fécaux ou Entérocoques.
Sur la Loire et les affluents, ces mesures sont couplées en 20
points avec des mesures de la qualité physico-chimique de l'eau.
Sur le littoral, 55 points sont suivis : dans l'eau 37 points - dont
20 plages ; la recherche dans la chair des coquillages se fait sur les
16 sites de pêche (amateur ou professionnelle) ; la prolifération
de phytoplanctons toxiques (eaux colorées) est observée
en 2 points et peut déclencher la recherche des phycotoxines
dans les coquillages.

Les informations issues de l'ensemble de ces points de mesures représentent
une masse considérable, à chaque fois finalisées
par leurs opérateurs dans un objectif précis et suivant
des modalités techniques particulières. Pour autant, pourront-elles
constituer les bases nécessaires et suffisantes à l'appréciation
quantitative et qualitative de l'évolution du rapport eau/milieu
vivant dans la perspecti-ve à long terme recherchée ?
Ce sera le travail de la CMB de définir avec ses partenaires
un réseau minimal d'observations du milieu, à partir de
la trame existante et des préconisations des futurs systèmes
d'évaluation de la qualité des eaux.
|
|
 |