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La dissymétrie des réseaux hydrographiques
L'opposition habituelle rive nord/rive sud est illustrée
par des caractères simples. Au nord, l'orientation des cours
d'eau est toujours NE-SW, tandis que leurs affluents sont orientés
NW-SE suivant les structures tectoniques. Au sud, c'est l'inverse :
seules quelques failles impriment localement une forme "en baïonnette"
: Tenu, Ognon et Evre. Opposition également dans la longueur
des cours d'eau : ceux de la rive nord sont moins longs que ceux de
la rive sud. Si on excepte la Maine et l'Authion, la surface drainée
par les affluents de la rive droite est deux fois plus faible qu'en
rive gauche, respectivement 2291 et 5752 km2.
Le cas de la Maine
C'est le dernier des gros affluents de la Loire (22194
km2 ). Avec des crues de 1200m3/s,
elle peut transformer en catastrophe une crue moyenne à Saumur,
comme en décembre 1929. Inversement, des très grosses
crues en Loire Moyenne peuvent s'y déverser, mettant la basse
Loire à l'abri du débordement, tel qu'en juin 1856 où
l'inversion du courant à Angers dura 130 heures. La perméabilité
des sols atténue et régularise les ruissellements. Le
rapport de ses débits spécifiques (débits/surface)
de crue et d'étiage n'est que de 35 alors qu'il est de 160 pour
la Sèvre et 60 pour l'Erdre.
Quant à la Loire,
Les levées de protection des vals et les ouvrages
au débouché des affluents limitent la surface disponible
pour sa "respiration", qui est loin d'atteindre les 1294 km2
, figurés sur la carte.
Sur la Loire Estuaire, avec une longueur représentant seulement
le sixième de sa longueur totale, la Loire reçoit les
eaux d'un quart de son bassin versant. Chaque kilomètre de Loire
draine ainsi 235 km2 entre les Ponts-de-Cé
et Saint-Nazaire, contre 98 km2 en
amont, d'où une sensibilité accrue aux modes de gestion
de l'espace.
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