15 décembre 2011 : Loire estuarienne, les extrêmes
Caractérisation des niveaux d'eau extrêmes
Stéphanie Aumeunier, animatrice de la mission "Observation et Communication", GIP Loire Estuaire
La Loire, de la Maine à la mer, se caractérise par des différences de niveaux d'eau qui peuvent atteindre, par endroit, plus de huit mètres. Lors des étiages sévères, elle serpente au creux d'un chenal. Lors des crues, elle inonde sa plaine alluviale. Des événements renforcés, dans sa partie maritime, par les basses et pleines mers de vives eaux.
Les submersions : l'exemple de la tempête Xynthia
Sylvain Cerisier, animateur du Système d'informations géographiques (SIG), GIP Loire Estuaire
La plaine alluviale de l'estuaire, entre Nantes et Saint-Nazaire, est régulièrement submergée par les eaux de Loire. Le 28 février 2010, la tempête Xynthia a provoqué un débordement exceptionnel sur près de 10 000 hectares. Des photographies aériennes ont permis d'établir une cartographie fine des surfaces en eau, trois jours après l'événement.
Un usage, la navigation
Nicolas Pichon, responsable de la subdivision sécurité fluviale, Voies navigables de France (VNF)
Inscrite à la nomenclature des voies navigables, la Loire, entre Bouchemaine et Nantes, fait l'objet d'une gestion du lit par Voies navigables de France. Comment les lignes d'eau extrêmes conditionnent-elles aujourd'hui la navigation, les opérations d'entretien ou de balisage du lit ?
Un usage, l'agriculture
Mathieu Marotin, technicien, Syndicat mixte d'aménagement hydraulique Brière-Brivet
Les marais de la plaine alluviale de l'estuaire conjuguent des activités agricoles et des fonctions écologiques qui sont largement dépendantes des submersibilités et des échanges hydrauliques avec le fleuve. Quelles sont les incidences et les modalités particulières qu'entraînent les lignes d'eau extrêmes dans la gestion des échanges hydrauliques sur le territoire du Syndicat mixte d'aménagement hydraulique Brière-Brivet ?