LES LECTURES :
L'AGENCEMENT DES INDICATEURS

   
 

Lecture L1 • Les mouvements

Les estuaires, par définition zones de rencontre d'un fleuve et de l'océan, sont caractérisés par la grande variabilité des phénomènes dont ils sont le siège. Cette variabilité conjugue les variations dues au fleuve et celles dues à l'océan. Pour cette raison, les estuaires sont considérés comme des milieux à part entière, ayant leurs propres lois de fonctionnement, dont les signes les plus directement tangibles sont les mouvements.

La première lecture transversale décrit, à l'aide de 19 indicateurs, les mouvements de l'océan, de l'estuaire et du fleuve, déclinés en 5 thèmes.

L1•A - La marée dynamique

Le mouvement le plus évident est provoqué par l'influence mécanique de la marée. L'onde de marée fait varier de façon continue le niveau de base du fleuve, induisant l'oscillation verticale du plan d'eau jusqu'à un point extrême en amont où le niveau de l'eau n'est plus affecté par l'oscillation. Les amplitudes verticales (marnages) et longitudinales (extension de la marée dynamique) sont utilisées depuis longtemps pour rendre compte de l'influence de la mer dans la partie aval du fleuve. Au passage de l'onde de marée, l'inversion de la pente du plan d'eau met en mouvement des volumes d'eau qui ainsi se balancent dans l'estuaire. Les conditions de la marée dynamique sont restituées par :

L1•A1 Les amplitudes de l'onde de marée 457 Ko
L1•A2 L'amortissement du volume de flot ou volume oscillant 930 Ko

L1•B - L'intrusion saline

Les eaux qui remontent dans l'estuaire à la faveur du flot, d'origine marine et chargées en sel s'opposent aux eaux fluviales. Les eaux de faible concentration diluent les eaux de forte concentration selon des modalités spécifiques (base des typologies des estuaires)... Cette dilution, variable en fonction des quantités d'eaux salées et d'eaux douces, sert de traceur de l'influence relative de la mer et du fleuve. La présence du sel, en concentration variable, si elle est un facteur favorable de diversité biologique, peut être "nuisible" aux activités humaines au-delà de certains seuils. L'intrusion saline est envisagée sous deux aspects :

L1•B1 Salure et dessalure des eaux
L1•B2 Dépassement de seuils caractéristiques de salinité

L1•C - Les eaux fluviales

La partie estuarienne de la Loire est un système ouvert. Des quantités et de la qualité des eaux douces superficielles venant de la Loire et des affluents en amont dépend l'ensemble des paramètres de fonctionnement des milieux, y compris au niveau biologique. Les apports latéraux, à l'exception de ceux de la Maine, restent négligeables comparés à ceux de la Loire. Les différents débits du fleuve se traduisent par des niveaux du plan d'eau mesurés aux échelles et restitués par des "lignes d'eau". Celle d'étiage s'est considérablement abaissée depuis le début du siècle. Rapportées à la profondeur du chenal (thalweg), ces lignes donnent la hauteur d'eau disponible pour la navigation.

L1•C1 Les apports d'eau douce dans l'estuaire 556 Ko
L1•C2 Les lignes d'eau du fleuve 270 Ko
L1•C3 Profondeur d'eau disponible en amont de Nantes 1,47 Mo

L1•D - Les recouvrements et découvrements latéraux

Les lignes d'eau d'amont et les lieux géométriques des hautes mers en aval, déterminent les hauteurs d'eau pour lesquelles le fleuve gagne plus ou moins en extension latérale. Au-dessus de la hauteur de rive, le fleuve déborde sur sa vallée, ennoie ses annexes, garantissant leur fonction biologique (production primaire, frayère...). Traditionnellement, dans la partie estuarienne, la surface marnante, c'est-à-dire soumise à l'extension latérale de la marée, est calculée entre les niveaux 0,40 et 6,40 m CM96. Cette surface marnante joue un rôle primordial dans le fonctionnement écologique de l'estuaire puisqu'elle est constituée de vasières abritant des faunes benthiques à forte productivité servant de bases alimentaires pour les oiseaux et les poissons. Parfois les submersions ne sont pas le résultat de phénomènes naturels mais peuvent être volontaires comme dans les marais.

L1•D1 Submersibilité latérale ou débattement du fleuve
L1•D2 Mise en eau des annexes hydrauliques 1,4 Mo
L1•D3 Les surfaces marnantes 1,44 Mo
L1•D4 Chasses et envois d'eau volontaires dans les marais

L1•E - Les sédiments

Le débit liquide de la Loire s'accompagne du transport solide en dilution, en suspension dans la masse d'eau pour les particules légères, et par charriage sur le fond pour les particules lourdes (grains de sable et petits graviers). Les matières en suspension subissent des cycles de dépôt-érosion sur les vasières latérales de l'estuaire interne et du proche littoral. Elles se trouvent concentrées dans des accumulations turbides (bouchon vaseux et crème de vase) dont la position et l'étendue sont dictées par les conditions hydrologiques. Ces sédiments fins véhiculent les micropolluants tandis que le bouchon vaseux piège la matière organique. Dans les endroits abrités comme les étiers, les sédiments fins colmatent le fond. Suite aux extractions dans le lit mineur de la Loire jusqu'en 1992, peu de sable arrive actuellement en zone maritime où le chenal de navigation est entretenu par dragage.

L1•E1 Transport de sédiments en suspension et par charriage
L1•E2 Les paramètres du bouchon vaseux
L1•E3 Quantités de matériaux dragués lors des opérations d'entretien
L1•E4 Envasement de sites particuliers
L1•E5 Géométrie des fonds 330 Ko
L1•E6 Le trait de côte, de rive et rivage
L1•E7 Granulométrie des sédiments
L1•E8 Processus au sein de la masse turbide

   



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Mise à jour : 30 mai, 2005