Benthos

L'essentiel

Au cours des 30 dernières années, 48 espèces de vers, crustacés et mollusques ont été inventoriées dans les sédiments fins de l’estuaire de la Loire.

La distribution spatiale de ces organismes est surtout dépendante de la teneur en matière organique des sédiments et de la salinité. Le secteur aval de Paimboeuf est le plus riche, avec la diversité et l’abondance les plus fortes.

Les densités varient aussi beaucoup selon les espèces - de moins de 1 individu/m2 à plus de 400 individus/m2 - 7 dominent le peuplement, Heteromastus filiformis et Corophium volutator étant les plus fréquemment observées. Ces espèces ont pour la plupart une préférence pour l’un des secteurs de l’estuaire.

Entre les inventaires réalisés avant 1994 et après 2002, alors que le nombre d’espèces varie peu, le nombre d’organismes au m² a lui fortement diminué.

Illustration, graphique

Biomasses et densités moyennes en macrofaune benthique par inventaire

Biomasses et densités moyennes par inventaireSource: GIP Loire Estuaire

Les différences de biomasses et densités mesurées au cours des différents inventaires reflètent la variabilité saisonnière aussi bien que la variabilité annuelle. La population échantillonnée au printemps serait davange constituée d'adultes que celle échantillonnée en été, les juvéniles étant trop petits pour être retenus sur le tamis au printemps.
 

 

Densités des espèces les plus abondantes pour chaque inventaire

Source: GIP Loire Estuaire

Près de la moitié des espèces présentent des densités moyennes inférieures à 1 ind/m2. Les 7 espèces les plus abondantes (densité > 100 ind/m2) comprennent une espèces de crustacés, 4 vers et 2 mollusques. Heteromastus filiformis et Corophium volutator sont les espèces les plus fréquemment abondantes dans l'estuaire. Pour les autres espèces, les fortes variations interannuelles sont à rapprocher des variabilités saisonnières.

 

Biomasses de macrofaune benthique en fonction de la teneur en matière organique des sédiments

Source: GIP Loire Estuaire

La biomasse de la faune benthique dépend en partie de la quantité de MO dont ils se nourissent, et donc de la granulométrie des sédiments. Un optimum autour de 6% de MO s'observe pour toutes les campagnes. Au-delà les biomasses s'amoindrissent, car la dégradation d'une quantité importante de MO par les bactéries est très consommatrice d'oxygène, alors moins disponible pour le benthos.

 

 

 
 
 
 

inventaire du benthos

Des prélèvements de vases dans l'estuaire de la Loire ont été réalisés à la fin du mois de septembre 2015 afin d'identifier et de quantifier les annélides, crustacés, bivalves et gastéropodes qui peuplent le sédiment.


Dans les riches vasières de l'estuaire par TELENANTES

 

Pour en savoir plus

Demi-journée scientifique

Des contributions: suivis long terme pour l'évaluation d'une pollution accidentelle

Rôle biologique des grèves et vasières de l'estuaire de la Loire:

Campagnes d'acquisition de données

Inventaire benthos hiver 2010

Inventaire benthos automne 2015